Chapitre 3_int_© DR

Au début des années 90, le marché de la coiffure voit arriver de nombreux salons pratiquant des tarifs très bas, et s’organise entre enseignes « bas de gamme » et établissements plus luxueux. Face à ce constat, Jacques Dessange, businessman aguerri, pense une marque intermédiaire en accord avec les besoins des consommatrices d’alors : trouver le meilleur service et le meilleur produit au meilleur prix. C’est ainsi qu’ouvrent les premiers salons Camille Albane qui deviendront très vite une franchise reconnue.

Il est alors primordial que les deux enseignes aient chacune leurs spécificités : au début des années 90, Jacques Dessange représente une image « Paris Rive droite » très statutaire où la classe sociale et la renommée des lieux fréquentés jouent un rôle très important, quand Camille Albane est plutôt « Paris Rive gauche » où femmes libérées, artistes et intellectuelles se côtoient dans des adresses confidentielles. Chez Camille Albane, l’ambiance est plus intimiste, les salons sont situés dans les centres de vie, en faisant ainsi des lieux de proximité.

Anecdote : À la recherche d’un nom d’emprunt pour Camille, Jacques Dessange imagine un nom facile à mémoriser… et qui devance celui de la concurrence dans l’ordre alphabétique ! Ainsi, il choisit Albane, qui sera le premier à sortir lors des recherches dans l’annuaire téléphonique.

Légende Photo : Portrait de Camille Albane dans les années 90 ©DR

<Chapitre précédentChapitre suivant>